Aller au contenu Aller au menu Aller à la recherche

accès rapides, services personnalisés
FACULTÉ DE PHYSIQUE
UFR 925

Année 2008

  1. Hervé LE TREUT - La modélisation des climats futurs : l'évolution des certitudes et incertitudes 
  2. Antoine GEORGES - Les matériaux à fortes corrélations quantiques
  3. Christian GLATTLI - L'effet Hall Quantique
  4. David SPERGEL - Taking the Universe's Baby Picture
  5. Raymond GOLDSTEIN - Evolution of Biological Complexity
  6. Gabriele VENEZIANO - Le Modèle Standard de l'Univers : succès et énigmes
  7. Jean-Michel RAIMOND - Voir et revoir un photon 
  8. David QUÉRÉ - Gouttes automotrices (ou presque)

 

______________________________

 

• 8 DECEMBRE 2008

Hervé LE TREUT - La modélisation des climats futurs : l'évolution des certitudes et incertitudes 

 

Hervé LE TREUT

Laboratoire de Météorologie Dynamique, UPMC, École Normale Supérieure, École Polytechnique / CNRS.

 

RÉSUMÉ :

Le premier rapport mettant en avant, sur la base de deux modèles numériques, l'idée d'un réchauffement global de la Terre en réponse à une augmentation des gaz à effet de serre est celui du professeur J. Charney à la National Academy of Sciences en 1979. Le GIEC fondé en 1988 a publié en 1990 un premier rapport, qui a été l'un des documents d'appui pour le Sommet de la Terre de Rio en 1992, et pour les actions qui en sont dérivées (Convention Climat, Protocole de Kyoto). Les prévisions de 1990 se fondaient sur des modèles encore incomplets (ignorant très largement les océans par exemple) avec une résolution spatiale encore très grossière. Depuis cette date la communauté scientifique est confrontée à un paradoxe qui fera l'objet du séminaire. D'un côté les résultats des années 80 ou 90 ont été confirmés à l'échelle du climat global, à la fois par des modèles plus complexes et plus détaillés, mais aussi par l'évolution en cours du système climatique lui-même. D'un autre côté les incertitudes sur l'amplitude des changements à venir et sur leur distribution régionale n'ont pas notablement diminué. Nous donnerons des indications sur les raisons de cette situation. Elle implique qu'un effort de recherche fondamentale important reste à faire, avant que l'on puisse réellement faire des prévisions détaillées - permettant par exemple de mieux s'adapter aux changements à venir.

__________________________________________________________________________________________________________________

 

• 2 NOVEMBRE 2008

Antoine GEORGES - Les matériaux à fortes corrélations quantiques

 

Antoine GEORGES

Centre de Physique Théorique, École Polytechnique / CNRS.

 

RÉSUMÉ :

Certains matériaux, dits à fortes corrélations quantiques, sont très mal décrits par une fonction d'onde de particules indépendantes. La compréhension des propriétés physiques de ces systèmes nécessite une profonde remise en question du paradigme qui prévaut habituellement en physique du solide : celui d'un gaz d'électrons dont les excitations élémentaires sont décrites par un gaz de quasiparticules. L'inventivité des chimistes et les progrès des techniques d'élaboration et d'instrumentation ont permis depuis une vingtaine d'années de découvrir de nouvelles familles de tels matériaux et d'en explorer les propriétés souvent surprenantes, comme la supraconductivité à « haute température critique » des oxydes de cuivre ou celle des pnictures de fer, très récemment découverte. De nouvelles frontières s'ouvrent également, à l'interface entre physique de la matière condensée et optique quantique. Des « matériaux artificiels » constitués d'atomes ultra-froids piégés par des faisceaux laser peuvent être élaborés et contrôlés avec grande précision, et permettent d'explorer la physique des fortes corrélations quantiques dans des régimes auparavant inaccessibles.

_________________________________________________________________________________________________________________

 

• 6 OCTOBRE 2008

Christian GLATTLI - L'effet Hall Quantique

 

Christian GLATTLI

Service de Physique de l'Etat Condensé, CEA Saclay,et Laboratoire Pierre Aigrain, ENS Paris.

 

RÉSUMÉ :

La découverte de l'effet Hall quantique a montré l'importance de la topologie dans des systèmes quantiques. L'effet Hall entier observé en 1980 par Klaus von Klitzing (prix Nobel 85) se manifeste par une quantification en unités de e2/h de la conductance Hall d'électrons confinés à 2D et soumis à un fort champ magnétique. Le phénomène résulte d'un combinaison de la statistique de Fermi, de la quantification du mouvement en orbites de Landau et du phénomène de localisation quantique. L'Effet Hall quantique fractionnaire, découvert deux ans plus tard, est un phénomène plus spectaculaire encore caractérisé par un remplissage en fraction entière des états quantiques. C'est dans ce système qu'a été montré pour la première fois un fractionnement de la charge des porteurs du courant dans la matière. On pense que ces excitations fractionnaires obéissent des statistiques quantiques non-conventionnelles interpolant entre la statistique de Fermi et celle de Bose. La richesse du phénomène d'effet Hall quantique est encore augmentée quand on considère les excitations qui se propagent de façon chirale au bord de l'échantillon. Le système réalise alors un exemple de conducteur 1D appelé liquide de Luttinger. Ces excitations chirales peuvent être mises à profit pour réaliser avec des électrons l'analogue d'expériences d'optiques quantiques. Enfin, la maîtrise d'un matériau conducteur bidimensionnel nouveau, le Graphène, obéissant à une équation de Dirac relativiste, a permis de montrer de nouvelles phases Hall quantiques tout à fait fascinantes et résistant à des températures incroyablement élevées.

_________________________________________________________________________________________________________________________________

 

• 2 JUIN 2008

David SPERGEL - Taking the Universe's Baby Picture

 

David SPERGEL

Department of Astrophysical Sciences, Princeton University.

 

RÉSUMÉ :

The Wilkinson Microwave Anisotropy Probe (WMAP) has made an accurate full-sky measurement of the microwave background temperature and polarization fluctuations. The WMAP measurements rigorously test our standard cosmological model and provide an accurate determination of basic cosmological parameters (the curvature of the universe, its matter density and composition). When combined with other astronomical measurements, the measurements constrain the properties of the dark energy and the mass of the neutrino. The observations also directly probe the physics of very moments of the early universe. Many key cosmological questions remain unanswered, but will potentially be addressed by upcoming observations: what happened during the first moments of the big bang? what is the dark energy? What were the properties of the first stars ?

_________________________________________________________________________________________________________________________________

 

• 5 MAI 2008

Raymond GOLDSTEIN - Evolution of Biological Complexity

 

Raymond GOLDSTEIN

Schlumberger Professor of Complex Physical Systems, Dept. of Applied Mathematics and Theoretical Physics, University of Cambridge.

 

RÉSUMÉ :

A fundamental issue in evolutionary biology is the nature of transitions from single-cell organisms to multicellular ones, with accompanying cellular differentiation. For microscopic life in fluid environments, many of the relevant physical considerations involve diffusion and mixing, for the exchange of metabolites with the environment is one of the most basic features of life. I describe theoretical and experimental work that attempts to answer basic questions about transport by multicellular life, using model organisms to study the regime in which advection strongly dominates diffusion. Topics to be addressed include metabolic dynamics, phototaxis and flagellar synchronization in the colonial alga Volvox, cytoplasmic streaming in the aquatic plant Chara, and vacuolar membrane dynamics in the terrestrial plant Arabidopsis. Emphasis will be placed on outstanding open problems in physics, biology, and applied mathematics arising from these investigations.

_________________________________________________________________________________________________________________________________

 

• 7 AVRIL 2008

Gabriele VENEZIANO - Le Modèle Standard de l'Univers : succès et énigmes

 

Gabriele VENEZIANO

Physicien au CERN, Professeurl à 'Institut Weizmann et au Collège de France.

 

RÉSUMÉ :

Depuis environ 30 ans nous disposons d'un Modèle Standard de l'Univers qui est fondé sur deux piliers différents, la Relativité Générale et la Théorie Quantique de Champs. Même si, historiquement, leur développement a suivi des chemins parallèles et indépendants, il existe, à la base, un dénominateur commun entre les deux. Cela implique que le Modèle Standard actuel, en dépit de ses succès, n'est qu'une étape dans la voie d'une théorie unifiée de toutes les particules et interactions.

_________________________________________________________________________________________________________________________________

 

• 4 FEVRIER 2008

Jean-Michel RAIMOND - Voir et revoir un photon 

 

Jean-Michel RAIMOND

Laboratoire Kastler Brossel, département de physique de l'ENS.

 

RÉSUMÉ :

Les photons sont des porteurs d'information idéaux, mais, le plus souvent, ils disparaissent en délivrant leur message, absorbés par le détecteur. Cette destruction brutale n'est pas requise par la physique quantique. Elle permet d'imaginer des détecteurs de lumière parfaitement transparents ! Nous avons réalisé une telle mesure idéale pour un champ contenu dans une « boîte à photons », analogue à celle que proposait Einstein dans une célèbre expérience de pensée. Le même photon peut alors être « vu » des centaines de fois. Nous avons observé ainsi, pour la première fois, les « sauts quantiques » de la lumière révélant la naissance, la vie et la mort de photons individuels. Cette expérience illustre tous les postulats fondamentaux de la mesure quantique. Elle permet aussi de préparer des états sans précédent, pour de nouvelles explorations de la frontière floue entre le monde classique et le monde quantique.

_________________________________________________________________________________________________________________________________

 

• 7 JANVIER 2008

David QUÉRÉ - Gouttes automotrices (ou presque)

 

David QUÉRÉ

Laboratoire de Physique et Mécanique des Milieux Hétérogènes (DR au CNRS à l'ESPCI ParisTech et professeur chargé de cours à l'École polytechnique).

 

RÉSUMÉ :

Nous décrivons un certain nombre de situations où un peu de liquide, placé dans un gradient chimique ou géométrique, se trouve propulsé dans une direction privilégiée. Notre but, dans cet exposé, est de couvrir certains aspects historiques (en discutant notamment de découvertes d'Hauksbee, vers 1700), mais surtout de montrer des développements récents dans le domaine, autour d'expériences de Chaudhury et d'Ondarçuhu dans les années 90, et de J. Bico, E. Lorenceau, M. Reyssat et M. Prakash, dans notre groupe, entre 2002 et 2007.

 

 

02/06/17

Traductions :